Nos Artois en chiffres : portrait de nos meutes et de nos sujets

L’ANACAF a lancé un recensement de nos chenils pour identifier les sujets les plus intéressants pour l’avenir de la race. Voici un aperçu de la diversité de nos meutes, à travers les témoignages de nos membres.

Connaître l’état réel de la population de Chiens d’Artois en France est un enjeu fondamental pour la race. Sans inventaire, impossible de raisonner la sélection, de valoriser les meilleurs reproducteurs, ni d’orienter les accouplements de manière réfléchie. C’est dans cet esprit que l’ANACAF a invité ses membres à se prêter à un exercice de transparence : présenter leurs chiens, leurs qualités, leurs limites.

Des meutes de taille modeste, des profils variés

Les deux contributions reçues lors de ce premier recensement illustrent bien la diversité de nos élevages. On y trouve des chiens de 2 à 5 ans, pour la plupart travaillant dans la voie du lièvre et du renard, gibier de prédilection de l’Artois, avec des profils très différents selon leur origine.

Les chiens issus de l’élevage maison

Les sujets produits « en interne », sur plusieurs générations par le même éleveur, présentent généralement une meilleure cohérence avec le standard de la race. On retrouve des profils excellents à tous les postes (lanceur, rapprocheur), avec parfois des bémols sur la taille au garrot (un critère souvent délicat à maintenir dans les lignées actuelles) ou sur la couleur du manteau.

Parmi les exemples partagés : des chiennes de 5 ans excellentes à tous les postes mais un peu justes au garrot, un mâle de 5 ans correspondant bien au standard avec une belle aptitude dans la voie du lièvre, ou encore de jeunes sujets de 2 ans au manteau truité (résultat d’une saillie accidentelle) mais présentant un beau potentiel de devenir.

Les chiens issus d’élevages professionnels

Quelques sujets acquis en élevage professionnel présentent davantage de variations par rapport au standard : tête trop charbonnée, hauteur au garrot insuffisante, manteau trop noir. Ce constat n’est pas une condamnation des élevages professionnels, mais il souligne l’importance pour l’acheteur de bien connaître le standard avant d’acquérir un sujet, et d’en discuter ouvertement avec le vendeur.

Le rôle de ce recensement pour la race

L’objectif de cette démarche est clair : identifier, sans fausse modestie ni excès de confiance, les sujets qui présentent le plus d’intérêt pour le devenir de la race. À partir de là, des contacts peuvent être noués entre éleveurs pour raisonner les accouplements et progresser collectivement.

Le Chien d’Artois est une race en développement, mais un développement fragile, qui repose sur un nombre limité de reproducteurs. Chaque sujet de qualité compte. Chaque saillie bien réfléchie contribue à l’avenir de la race. Et chaque éleveur qui joue le jeu de la transparence rend service à tous.

Notre objectif est de réaliser le recensement de nos meutes afin d’identifier, sans modestie ni excès, ceux qui paraissent les plus intéressants pour le devenir de la race.

Vous souhaitez faire figurer vos chiens dans notre prochain recensement ? Contactez-nous via le formulaire de contact du site, ou rejoignez l’association si ce n’est pas encore fait. La race a besoin de vous.