Tarifs en hausse, règles de saillie encadrées, double saillie officialisée. Le comite de la SCC a adopté plusieurs décisions qui concernent directement les éleveurs de Chiens d’Artois. Le point complet.
La Société Centrale Canine encadre l’ensemble des démarches liées à l’élevage et à la reproduction des races reconnues en France. Ces règles évoluent de temps en temps, et les éleveurs doivent s’y adapter. Voici un récapitulatif des principales décisions qui s’appliquent aujourd’hui.
Les tarifs des documents d’élevage ont augmenté
Le comité de la SCC a approuvé une révision des tarifs applicables aux documents liés à l’élevage. Les nouvelles grilles sont les suivantes :
- La déclaration de saillie en ligne passe à 8 € (ou 15 € par papier).
- Le certificat de naissance et le pedigree sont désormais facturés 29 € chacun.
→ Voir tous les tarifs de la SCC
Ces évolutions sont modestes en valeur absolue, mais elles s’inscrivent dans un mouvement général de hausse des coûts administratifs que les éleveurs doivent intégrer dans leur budget.
Les règles d’âge pour la saillie ont été renforcées
La SCC a également actualisé les règles encadrant les âges de saillie. Une chienne ne peut désormais pas être saillie avant l’âge de 15 mois. La saillie est également interdite après 9 ans. Ces deux bornes visent à protéger à la fois les femelles et la qualité génétique des portées produites.
Autre limitation importante : le nombre de portées par chienne est désormais plafonné à huit sur l’ensemble de sa vie reproductive. Cette mesure va dans le sens d’une meilleure préservation de la santé des reproductrices et d’une limitation des risques génétiques liés à une sur-utilisation des mêmes souches.
La double saillie officiellement reconnue
La disposition la plus notable reste la reconnaissance officielle de la double saillie. Ce procédé consiste à faire saillir ou inséminer une femelle par deux mâles différents. La portée peut alors comporter des chiots issus de l’un ou l’autre des géniteurs, ou des deux.
Pour que cette pratique soit valable, une identification par analyse ADN de chaque chiot est obligatoire, afin que le bon géniteur mâle figure sur le certificat de naissance de chacun. Cette démarche supplémentaire a un coût, mais elle ouvre des possibilités intéressantes pour les éleveurs. qui souhaitent diversifier les origines au sein d’une même portée tout en restant dans un cadre officiel et traçable.
Ce que cela implique concrètement pour nos éleveurs.
Pour un éleveur d’Artois soucieux du cadre légal, ces règles s’appliquent dès lors qu’il procède à des saillies déclarées auprès de la SCC et vise l’inscription au Livre des Origines Français. La rigueur dans ces démarches n’est pas seulement une question de conformité : elle est aussi gage de sérieux auprès des acheteurs et de crédibilité pour la race.
Si vous avez des questions sur la démarche de déclaration, ou sur la façon de régler l’ADN dans le cadre d’une double saillie, n’hésitez pas à contacter l’ANACAF. Nous pouvons vous orienter vers les ressources et les interlocuteurs adéquats.

